Par : Mankalemanyokpa 

En Côte d’Ivoire, le Conseil d’État connaît un nouveau tournant. Ce jeudi 07 mai 2026, le Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, a signé un décret portant nomination à la tête de cette haute juridiction administrative.

À l’issue de cette décision, M. Ibrahime Coulibaly‑Kuibiert, magistrat hors hiérarchie (Groupe A, échelon unique), est désigné nouveau président du Conseil d’État. Il succède ainsi à M. Patrice Yao Kouakou, dont le mandat est arrivé à son terme, ouvrant une nouvelle page dans la vie de cette institution clé de l’architecture judiciaire ivoirienne.

L’annonce a été faite à Abidjan le jeudi 07 mai 2026, par la Secrétaire générale de la Présidence de la République, Mme Masséré Touré‑Koné, au nom du Chef de l’État.

Institution encore relativement méconnue du grand public, le Conseil d’État occupe pourtant une place stratégique dans l’organisation judiciaire ivoirienne. Il s’agit de la plus haute juridiction de l’ordre administratif : elle tranche les litiges opposant les citoyens ou les collectivités à l’administration, contrôle la légalité des décisions prises par les autorités publiques et intervient dans certains contentieux électoraux. Le Conseil d’État exerce également une mission consultative en donnant son avis sur des projets de lois, d’ordonnances ou de décrets, ce qui en fait à la fois un juge de l’action administrative et un conseiller juridique des pouvoirs publics.

Avec la nomination d’Ibrahime Coulibaly‑Kuibiert à sa tête, cette haute juridiction entame ainsi une nouvelle phase, dans un contexte où les questions de gouvernance, de légalité des décisions administratives et de protection des droits des citoyens restent au cœur des enjeux institutionnels du pays.